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mardi 1 juillet 2014

Taranis le Grondant

Dans la mythologie celtique gauloise, Taranis est un des dieux d'une triade celtique, complétée par Esus et Teutatès. C'est l'un des Dieux les plus importants du panthéon gaulois.
"Tarann", le tonnant en breton et en gallois, a aussi une fonction sacerdotale. Il est le Dieu du ciel, de la foudre et du tonnerre. Il détruit, brûle, se fait payer son tribut en têtes humaines mais il est aussi un vecteur de lumière et de fécondité. .

Son culte est attesté à travers l'Europe, de l'Angleterre à la Hongrie.
Ses premières représentations prennent forme peu avant la conquête romaine. Époque mouvementée alors que, sous l'influence de ses voisins, la Gaule commence à représenter ses Dieux sous formes de statues, leurs élèvent des autels et des lieux de cultes plus importants qu'auparavant. Sept autels consacrés à Taranis ont été découverts, tous portants des inscriptions en grec ou en latin, à travers l'Europe. Il est aussi représenté sur le chaudron de Gundestrup. Ce chaudron est une des plus belles pièces illustrant, entre autres, Taranis.

Ce Dieu est le plus souvent représenté en tant qu'homme d'âge mûr, barbu et viril dont les attributs distinctifs sont la roue solaire, un sceptre et des éclairs. Il est parfois accompagné d'animaux : cheval (animal au rôle psychopompe), aigle ou serpent.

Taranis peut aussi être rapproché d'autres Dieux de l'Antiquité :* le dieu romain Jupiter (à la Foudre)
* le dieu grec Zeus (au Fulmen)
* le dieu germanique Thor (au Marteau)
* le dieu slave Svarog (dieu du ciel/forgeron et dragon céleste cracheur de feu)


jeudi 26 juin 2014

Cernunnos

Cernunnos (ou Carnunnos, Cernunnus) "Le Cornu" est le dieu de la virilité, des richesses, des régions boisées, de la faune, de la régénération de la vie, un dieu magicien et le gardien des portes de l'autre monde.

Cernunnos porte des bois de cerf et un torque. Il est souvent accompagné d'un serpent à tête de bélier et d'un cerf.

Il porte parfois un sac, une corne d'abondance ou  un bol, desquels se déverse du grain ou des pièces de monnaie, symbole de l'abondance que le Dieu déverse sur la Terre ou encore de la fécondation de la Terre-Mère. 
Dans la mythologie celtique,en tant que dieu de la régénération de la vie, il connaît une nature cyclique: il apparait à Yule, au solstice d'hiver, se marie à Beltane et meurt au solstice d'été. Puis à Samhain il sort des Enfers pour se lancer dans sa "Chasse Sauvage".

Cernunnos a été assimilé à Gwynn au Pays de Galles et aussi à Herne le chasseur en Angleterre. Tous les deux étaient célèbres pour leur "Chasse Sauvage", ils sortaient des Enfers ou plus simplement de la forêt, accompagnés de leur meute de chiens infernaux pendant la saison hivernale pour la chasse.
A ce propos, Patrice Lajoye dit: 
"Or s’il y a bien un dieu gaulois dont le nom est remarquablement proche de cette forme, c’est le célèbre (C) ernunnos du pilier des Nautes de Paris, le dieu au bois de cerf. La première lettre de ce nom n’a jamais été attestée, elle a été rétablie par comparaison avec le mot breton signifiant "corne". En tout cas, deux hypothèses se posent. Ou bien le "C" a bel et bien existé mais a fini par chuter par l’influence du germanique "Hern" ("corne"), ou bien celui-ci n’a jamais existé et alors il faut lire Hernunnos." (…) "Par contre Herne le chasseur, esprit qui hante la forêt de Windsor, dont parle William Shakespeare dans ses "Joyeuses Commères", synthétise bien les deux personnages que sont Hellequin et (C ) ernunnos. C’est un chasseur fantôme, donc c’est aussi un anti-pourvoyeur (il fait flétrir les plantes et tarir le lait des vaches), ce qui est une diabolisation de l’abondance. Enfin il possède comme attribut majeur des bois de cerf."

Très populaire parmi les Celtes, les druides ont encouragé le culte de Cernunnos ce qui fut un obstacle à la diffusion de christianisme. Cernunnos n'est donc, en aucun cas, le Diable. C'est un dieu celtique, voir préceltique. Son aspect de Dieu Cornu, tout comme Pan, l'a fait être assimilé au Diable par la chrétienté. Dans la mythologie celtique, on le dit "sortant des enfers à la période de Samhain" mais l'enfer celte est très éloigné du royaume des peines perpétuelles chrétien, les enfers celtes sont tout bonnement le monde des morts, le monde des tertres.

Malheureusement, le temps qui s'écoule à emporté avec lui la tradition orale des pays celtes. Cependant, les réflexions d'Henry Rey-Flaud mettent en rapport Cernunnos et le Chasseur Infernal Hellequin:

"Il n’est pas exclu qu’au cours de sa lente gestation, durant la longue nuit qu’a connu l’Occident médiéval, depuis la fin de la période romaine jusqu’à la résurrection de l’an Mil, le rituel se soit enrichi d’apports originellement étrangers au mythe primitif. Ainsi a pu être récupérée par le charivari (mais aucune certitude n’est ici possible) la figure du dieu celtique Cernunnos, le dieu aux ramures de cerf, dieu de la reproduction, dont les cornes caduques repoussaient à chaque printemps nouveau, donnant lieu à des cérémonies sacrées qui rappellent étrangement les rites charivariques : "Chaque année (à cette époque), les Gaulois allaient chasser des cerfs et des biches dans la forêt. Ils les sacrifiaient, les dépouillaient, s’affublaient de leurs peaux encore fraîches et se livraient ainsi déguisés à des danses effrénées". Le culte du dieu-cerf celtique offrait donc une figure prédestinée, tout à fait propre à supporter les instincts des "sociétés de jeunes", dans leurs raids contre les biens et surtout contre les femmes de ceux qu’ils méprisaient." (Le Charivari, Rey-Flaud, p. 79-80)

Cernunos
Cernunnos sur le chaudron de Gundestrap Musée du Danemark

 Une légende sur Cernunnos dit qu'il y a très longtemps, les hommes d'une tribu ne trouvait rien à manger pour leurs familles pendant les longs mois d'hiver alors, l'un d'eux, n'arrivant pas à dormir, sortit de chez lui et se dirigea vers la forêt au petit matin. Armé de son arc, il s'enfonça dans le bois. Il vit à quelques mètres de lui un cerf immense et blanc. Il banda alors son arc mais, au moment où il allait tiré, le cerf le regarda dans les yeux. Le chasseur s'arrêta puis abaissa son arc. Le Cerf s'approcha de lui et lui demanda pourquoi il ne l'avait pas tuer alors qu'il mourrait de faim, tout comme les siens. Le chasseur ne sut que répondre, sinon qu'il n'en avait pas eu le courage, qu'il ne pouvait tuer un animal empli de tant de majesté...

C'est alors que le cerf lui dit:
- Je suis celui qui règne sur l'abondance des hommes. Je t'apporterai nourriture à condition que, lors de la nuit des grands feux, je puisse choisir une femme de ta tribu pour une nuit. A cette seule condition, je te donnerai ma vie pour que toi et les tiens puissiez vivre.

Le chasseur accepta, tua le cerf blanc et ramena sa dépouille au village.

Lors des feux de Beltane, un étranger fit son entrée dans le village, il participa à la fête et vit une jeune fille de l'autre coté du brasier. Il lui parla et s'écarta du reste du village avec elle. Quelques mois après cette nuit, la jeune fille donna naissance à un enfant...








dimanche 22 juin 2014

Brigantis

Elle est la déesse la plus connue de la mythologie celtique, elle est la mère, l'épouse, la soeur, la fille des Dieux. Elle se manifeste sous différents avatars, tels Dana, Bellisama, Epona ou Morrigan . Elle apparait sous différents noms aussi: Brigid, Brigantia, Brig, Brid, Brigit, Brighid ou Berecyntia. Son nom signifie "la très haute", la très élevée", cette étymologie confirme son rôle important dans la hiérarchie des divinités celtiques.

Jusqu’au milieu du XXe siècle en Écosse, elle était à l'honneur lors des festivités d'Imbolc lorsque les feux étaient allumés pour symboliser feu de la terre, la purification, une fois que la maison avait été nettoyée de fond en comble pour le printemps.

 La légende dit que lors de sa naissance, lorsque le soleil se leva, une colonne de flamme s' éleva au dessus de sa tête de telle manière qu'on aurait pu croire que sa maison natale était la proie d'un incendie. Peut-être est-ce pour cette raison que chaque soir la maitresse du logis en recouvrait le foyer de cendres en demandant la protection de la Déesse et qu'Elle a pris sous sa protection les forgerons.

Dans les cycles des mythes celtes Brigantis/Brigid est une triple déesse. Elle est à la fois la jeune fille, la mère, la vieille femme ; elle est ces trois aspects différents qui sontt tous une partie de la même déesse sans âge. Un des aspects de Brigantis est la poétesse et muse, la  déesse de l’inspiration, de l’apprentissage, de la poésie, de la divination, de la sorcellerie, du savoir occulte. 
Un autre aspect de Brigantis est la déesse de l’art de la forge, transportant un chaudron dans ce but. Le troisième aspect de Brigantis est celui de la guérisseuse, déesse de la guérison et de la médecine. Ces trois aspects s'unissent par le symbole du feu. Certains indices sur son association avec le feu, et possiblement le Soleil, peuvent être trouvés dans une légende Irlandaise qui affirme qu’en Hiver Brigantis était emprisonnée dans une montagne de glace par Cailleach.

Sous l'influence du christianisme, Brigantis a pris l'aspect de Sainte Brigitte, patronne des crémiers, souvent représentée au milieu d'un troupeau mais elle est aussi souvent mise sur pied d'égalité avec la vierge Marie. 

jeudi 19 juin 2014

Les Tuatha Dé Danann

Hiérarchie des Tuatha Dé Danann

- hors classe : 
Lug (dieu primordial)

- fonction sacerdotale : 
Dagda (dieu-druide)

- fonction guerrière : 
Ogme (dieu de la magie guerrière) 
Nuada (royauté)

- fonction artisanale :
Goibniu (dieu forgeron) 
Credne (dieu bronzier) 
Luchta (dieu charpentier)

- participent aux trois fonctions : 
Diancecht (dieu-médecin) 
Mac Oc (jeunesse)

- déesse féminine unique connue sous les formes : 
Brigit (déesse des poètes, des forgerons et des médecins)
Étain (reine d’Irlande, mère de tous les dieux) 
Mórrígan (déesse guerrière, ou bien de la souveraineté)